[A LIRE OU RELIRE] MaPrimeRénov' 2026 : ce qu'il faut retenir
L'Installateur - Publié le 26 février 2026
MaPrimeRénov’ enfin débloquée, on peut passer aux choses sérieuses et espérer retrouver un cadre de travail serein, des règles du jeu stables… et des clients désireux d’investir. Retrouvez dans cet article les principales dispositions concernant les travaux aidés en 2026, qu’il s’agisse de monogestes ou de rénovations d'ampleur.
Doté d’un budget de 3,6 milliards d’euros en 2026, MaPrimeRénov’ se fixe comme objectif d’aider cette année au financement de 120 000 rénovations d’ampleur et 150 000 rénovations par geste. Les dossiers peuvent de nouveau être déposés depuis le 23 février.
Concernant les rénovations par gestes :
- maintien des rénovations par gestes pour les maisons individuelles classées F et G jusqu'au 31 décembre 2026 en France métropolitaine
- possibilité de réaliser un geste d’isolation sans effectuer dans le même temps un geste de chauffage
- suppression de l’aide MaPrimeRénov’ pour les chaudières biomasse et les travaux d'isolation des murs, dans le cadre d’un parcours par geste
Concernant les rénovations d’ampleur (ou « parcours accompagné » :
- une nouveauté d’importance : un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt de la demande d’aide MaPrimeRénov’.
- le guichet est de nouveau accessible à tous les ménages, quels que soient leurs revenus, alors que depuis septembre dernier, seuls les ménages aux revenus très modestes pouvaient demander une aide MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur.
- seuls les logements de classes énergétiques E, F et G avant travaux sont éligibles, avec une baisse des plafonds de dépense éligible à 30 000 euros pour les projets permettant un gain de deux classes et à 40 000 euros pour les projets permettant un gain de trois classes ou plus.
- les taux de subvention sont les suivants : 80 % pour les ménages très modestes, 60 % pour les ménages modestes, 45 % pour les ménages aux revenus intermédiaires et 10 % pour ceux aux ressources supérieures, quel que soit le gain de classes atteint au terme du projet.
- le projet de travaux doit permettre un gain d’au moins 2 classes énergétiques. Il doit inclure 2 gestes d’isolation thermique et ne doit pas prévoir l’installation d’un système de chauffage fonctionnant majoritairement aux énergies fossiles. De même, si un chauffage fonctionnant majoritairement au fioul est déjà en place, il ne peut pas être conservé.
- suppression du bonus dit de « sortie de passoire énergétique ».
Attention : la méthode de calcul du DPE et de l’audit énergétique a évolué : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Cette nouvelle méthode de calcul peut être appliquée rétroactivement aux DPE et audits réalisés avant le 1er janvier 2026.

