La Capeb craint le naufrage

L'Installateur - Publié le 21 janvier 2025

La Capeb demande à ce que les politiques publiques favorisent la rénovation, dans un contexte marqué par le recul de l’activité et les incertitudes pesant sur MaPrimeRénov’.

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Septième trimestre de recul pour l’activité de l’artisanat du bâtiment. Celle-ci a baissé de - 3,9 % en 2024, a indiqué la Capeb lors d’une conférence de presse ce mardi 21 janvier. Dans le détail, la construction neuve chute de - 8,5 %, contre - 1 % pour l’entretien-amélioration (dont - 0,5 % pour l’amélioration de la performance énergétique des logements). 21 200 emplois salariés ont été perdus en un an, par rapport au troisième trimestre 2023. Le 4e trimestre 2024 est marqué par l’accélération du rythme de recul du volume d’activité : ce recul atteint – 6 % pour les entreprises de couverture-plomberie-chauffage.

Pourtant, 2024 a connu plusieurs signaux positifs, comme le ralentissement de l'inflation ou la détente des crédits à l'habitat. Mais les choix politiques ne sont pas à la hauteur de la situation, pointe Jean-Christophe Repon, président de la Capeb : «Les politiques ne prennent de décisions que pour le neuf, alors que la majorité du défi à relever concerne la rénovation. On se trompe de diagnostic. Traiter uniquement par le biais du neuf la crise du logement n’est pas une réponse adaptée au potentiel d’activité des artisans. L’ensemble de nos artisans sur le territoire est exaspéré de cet état de faits», déclare-t-il avant de donner quelques chiffres :

  • 11 millions de logements, soit un tiers du parc, sont dans le bâti ancien ou patrimonial.
  •  3,1 millions de logements sont vacants, soit 8 % des logements.
  • 5,8 millions de logements sont des passoires thermiques (dont 567 000 ne peuvent plus être loués depuis le 1er janvier).
  • Deux millions de mètres carrés de bureaux sont susceptibles d’être transformés en logements.
  • 80 % des logements de 2050 sont déjà existants et devront être rénovés.
  • Il faut 80 fois plus de matériaux pour construire un bâtiment collectif que pour en rénover un.

C’est aussi le manque de stabilité des aides financières que déplore le président de la Capeb. Une situation qui n’incite pas les ménages à entreprendre des travaux, que ce soit pour améliorer leur logement, baisser leur facture énergétique ou encore faciliter le maintien à domicile.

Lire la suite de l’article dans le prochain numéro de L’installateur.

 

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