La CAPEB s'exprime sur les législatives

L'Installateur - Publié le 13 juin 2024

Invité ce jeudi 13 juin sur BFM Business, le président de la CAPEB estime que le gouvernement donnait des perspectives aux artisans.

Repon

Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, n’a évidemment pas donné de consigne de vote à ses adhérents lors de son interview sur BFM Business. Mais il leur demande de se méfier des promesses intenables : «Regardez, soyez attentifs sur le contenu des programmes, qu’ils soient économique ou social, regardez également la capacité à les engager sans détériorer les finances publiques et sans augmenter les impôts, ce qui est important aussi pour la TPE. Je demande aux adhérents une grande vigilance, une grande analyse et regardez aussi ce qui a été fait dans le passé par les forces en présence(...).Tentons quelque chose qui soit réalisable demain.»

Le président de la CAPEB revient aussi sur le soutien reçu lors de la pandémie : «Je rappelle juste à mes adhérents que quand on a été difficulté lors du Covid, nous, les entreprises de 1 à 10, avons été fortement aidés, fortement accompagnés». Il rappelle également que la CAPEB avait été entendue sur ses revendications : «On avait depuis quatre ans travaillé avec le gouvernement pour arriver à avoir une écoute particulière, permettre aux TPE et aux artisans d’accéder aux marchés aidés MaPrimeRénov’ et MaPrimeAdapt’, simplifier le dossier administratif, permettre de se regrouper sans être solidaires pour accéder à ces mêmes marchés, ne pas avoir de la sous-traitance en cascade (…) On donnait des perspectives aux artisans (…) On était sur des fortes avancées sur l’accès au marché et sur comment la TPE pouvait avoir un rôle économique et sociétal

Des propos que l’on peut interpréter comme un discret soutien au gouvernement actuel…

Dans un communiqué daté du 12 juin, La CAPEB revient aussi sur les réformes «aujourd’hui mises brutalement à l’arrêt» : «Le projet de loi de simplification de la vie économique comportait des mesures importantes, notamment sur la suppression d’obligations administratives pour les artisans et la facilitation de l’accès aux marchés publics. La simplification de la qualification RGE et de son accès en VAE faisait, elle, l’objet de travaux réglementaires avancés que les entreprises artisanales du bâtiment attendaient avec impatience. Autant de dispositions indispensables pour renforcer l’accès des TPE du bâtiment aux marchés de la rénovation et atteindre l’objectif de massification des rénovations.

La proposition de loi relative aux conditions de réalisation des travaux de rénovation énergétique des logements constituait l’opportunité de faciliter les groupements momentanés d’entreprises et comportait des mesures d’encadrement de la sous-traitance, la limitant à deux rangs, pour lutter contre la fraude et la destruction de valeur pour les artisans. Enfin, les avancées obtenues pour trouver un juste équilibre entre les rénovations d’ampleur et les mono gestes permettaient d’envisager une stabilité du dispositif de MaPrimeRénov’ tant pour les particuliers que les entreprises. De même, le projet de loi sur le développement de l’offre de logements donnait des perspectives encourageantes pour le marché des logements neufs.
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