La climatisation offre un répit aux installateurs

L'Installateur - Publié le 29 octobre 2026

L’activité des entreprises de couverture-plomberie-chauffage progresse de 2,5 % au troisième trimestre 2026, selon la Capeb. Portée notamment par les besoins de climatisation et de ventilation durant la canicule, cette éclaircie contraste avec le recul de l’artisanat du bâtiment.

La climatisation et la ventilation soutiennent l’activité des installateurs au troisième trimestre 2026, mais les marges restent sous pression.

Alors que l’artisanat du bâtiment reste dans le rouge, les entreprises de couverture-plomberie-chauffage tirent leur épingle du jeu. Elles affichent la plus forte progression parmi les métiers suivis par la note de conjoncture Capeb-Xerfi présentée cette semaine. L’électricité avance également de 0,5 %, tandis que la maçonnerie, la menuiserie-serrurerie et l’aménagement-décoration-plâtrerie reculent chacun de 2 %.

La demande d’installations de climatisation et de ventilation, stimulée par la canicule, a notamment soutenu cette dynamique, selon la Capeb. Les travaux d’amélioration de la performance énergétique retrouvent ainsi une croissance de 1 %, pour la première fois depuis le premier trimestre 2024. Cette embellie reste toutefois limitée, alors que l’entretien-rénovation et la construction neuve reculent chacun de 1 %, comme l’ensemble de l’artisanat du bâtiment.

Des marges toujours sous pression

Le regain d’activité ne suffit cependant pas à desserrer toutes les contraintes. Au deuxième trimestre 2026, les prix des travaux de plomberie, de chauffage et de conditionnement d’air ont augmenté de 1,6 % sur un an, selon les données reprises dans la note.

À l’échelle de l’ensemble de l’artisanat du bâtiment, 28 % des entreprises déclarent une baisse de leurs marges au troisième trimestre, contre seulement 5 % une hausse. Parmi celles ayant constaté une augmentation de leurs coûts, 45 % ne l’ont pas répercutée dans leurs tarifs et 26 % ne l’ont intégrée qu’à la marge. Près d’une entreprise sur quatre exprime par ailleurs un besoin de financement, pour un montant moyen de 25 000 euros.

Garder la main sur la relation client

Dans ce contexte, la Capeb défend également la place des artisans dans la transition énergétique, notamment pour le déploiement des pompes à chaleur. L’organisation alerte sur le risque de les réduire à de simples poseurs ou sous-traitants, au détriment de leur rôle de conseil et de leur relation avec les ménages.

À l’approche des arbitrages budgétaires pour 2027, elle réclame notamment une baisse temporaire de la TVA à 5,5 % sur les travaux de rénovation et un parcours de rénovation énergétique par étapes, adapté aux capacités financières des ménages. Sa pétition « Laissez-nous travailler ! » comptabilisent plus de 10 000 signatures à date. La confédération demande désormais à être reçue par le Premier ministre.

 

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