L’étiquette chaudière, révélateur de l’état du parc installé en France
L'Installateur - Publié le 10 décembre 2020
Lancée il y a un an à l’initiative de Coénove et Energies & Avenir, «Mon Etiquette Chaudière» livre déjà ses premiers enseignements.
Ainsi, sur le mois de novembre, il apparaît que la majorité des chaudières étiquetées étaient classées C ou D et avaient plus de 15 voire 20 ans. 32 % ont été mises sur le marché entre 2000 et 2005, 26 % avant 2000. Des chiffres prévisibles pour Philippe Méon, président d’Energies & Avenir, qui rappelle que «3,5 millions de chaudières ont plus de 15 ans et fonctionnent toujours malgré leur faible performance énergétique».
Pour mémoire, Mon Etiquette Chaudière est un outil qui permet de réaliser la classification énergétique d’une chaudière gaz ou fioul installée avant 2015, c’est-à-dire avant l’obligation d’étiquetage des produits mis sur le marché. Réalisée en quelques clics par le professionnel lors de l’entretien annuel, cette étiquette vise à faire prendre conscience au consommateur de l’état et de la performance de son équipement, afin de l’inciter à le remplacer par une chaudière plus performante. Les deux associations impliquées précisent que depuis la parution en juillet dernier du nouvel arrêté de référence sur l’entretien des chaudières, la classification énergétique de ces dernières est devenue une obligation réglementaire à faire mentionner sur l’attestation d’entretien. L’enjeu consiste à présent à faire en sorte que les professionnels s’approprient largement cet outil qui doit être perçu comme un accélérateur de prise de décision de la part du client. Ainsi Pascal Housset, chauffagiste et vice-président de l’UMGCCP, qui dit l’utiliser quotidiennement, déclare un taux de retour de 50 %. «Cela témoigne non seulement des opportunités de business que cet outil permet, mais aussi de la satisfaction de nos clients», déclare-t-il. Pour en savoir plus : www.monetiquettechaudiere.fr

