Les Compagnons plombiers réorganisent leur Tour de France
L'Installateur - Publié le 21 mai 2026
Réunis à Rennes du 14 au 16 mai, les Compagnons Passants Plombiers - Génie Climatique ont profité de leur 45ᵉ congrès pour présenter un nouveau parcours métier. Applicable à partir de la rentrée 2027, il doit mieux structurer la formation des itinérants face à l’évolution des chantiers CVC, sanitaires et énergétiques.
Près de 400 congressistes étaient réunis à la Glaz Arena, à Rennes, pour le 45ᵉ Congrès des Compagnons Passants Plombiers - Génie Climatique. Le thème retenu, « un engagement équilibré », faisait le lien entre sport et compagnonnage, dans l’enceinte du Cesson Rennes Métropole Handball. Tournoi inter-cayennes, échanges avec des sportifs de haut niveau, travail collectif, discipline, gestion du doute... Le parallèle fait sens.
Ce fil rouge n’était pas seulement symbolique. Le congrès a cherché à montrer ce que le sport et le compagnonnage peuvent avoir en commun : l’effort, la patience, la maîtrise du geste, mais aussi la capacité à progresser dans un cadre collectif. Une manière de rappeler que le Tour de France ne forme pas uniquement des techniciens. Il construit aussi des professionnels capables de tenir dans la durée, de travailler avec les autres et de trouver leur place dans un métier exigeant.
Un parcours métier repensé pour 2027
Le vrai sujet, pour la filière, se jouait surtout côté formation. Renaud Michel, responsable de l’Institut des Métiers du Sanitaire et du Génie Climatique, y a présenté le futur parcours métier des compagnons plombiers. Deux voies d’entrée sont prévues : l’une depuis les CAP MIT ou MIS, l’autre depuis le Bac Pro ICCER. Le parcours convergera ensuite vers un socle commun, avant une spécialisation en quatre branches : entrepreneur, expert terrain, bureau d’études ou ouvrier qualifié.
L’idée est simple : ne pas demander trop tôt à un jeune de choisir son métier définitif. Le Tour de France doit d’abord lui permettre d’éprouver le terrain, les entreprises, les gestes et les chantiers. La spécialisation vient ensuite. C’est aussi une manière de coller davantage à la réalité du génie climatique, où les profils doivent désormais naviguer entre chauffage, sanitaire, ventilation, froid, systèmes communicants ou traitement de l’eau.

